Revue Viatica

Bouvier, intermédiaire capital, in Viatica, hors-série n° 1, Sarga Moussa (dir.), Clermont-Ferrand, Presses Universitaires Blaise Pascal, octobre 2017.

Nous avions brièvement rencontré Nicolas Bouvier à Genève, en 1992, à l’occasion de la parution de Routes et déroutes. Peu après, Bouvier avait été invité à Auckland, en Nouvelle-Zélande, pour prononcer l’une des deux conférences d’ouverture d’un colloque intitulé « Literature, voyage and quest » (10 au 12 juillet 1992). Il nous avait envoyé à son retour une photocopie de ce programme et y avait joint une carte de visite, que nous avons choisi de reproduire comme visuel pour ce numéro de Viatica. Lire la suite


« Donner à voir et à comprendre », in Viatica n° 4, Clermont-Ferrand, Presses Universitaires Blaise Pascal, Mars 2017.

Longtemps tenus en marge de la littérature, les récits de voyage représentent, d’Hérodote jusqu’au romantisme au moins, et dans la très grande majorité des cas, d’indispensables instruments de connaissance et de savoir sur le monde : comme le rappelle Roland Le Huenen, « [q]uel que soit le type de la relation [de voyage] considérée, celle-ci se donne toujours pour le compte rendu d’une enquête, le résultat d’une découverte ». Lire la suite


« Écrire le voyage à deux - Travel writing in partnership », in Viatica n° 3, Philippe Antoine (dir.), Clermont-Ferrand, Presses Universitaires Blaise Pascal, mars 2016.

Pendant l’été 1794, la romancière Ann Radcliffe, accompagnée de son mari, fit un voyage en Hollande et en Allemagne dont elle tira un récit publié l’année suivante, signé de son seul nom. Dans la préface de l’œuvre, Radcliffe justifie l’emploi de pronoms de la première personne du pluriel en relatant les circonstances de ce voyage et en ajoutant que l’œuvre résulte de leurs observations à tous deux. Lire la suite


« L’art des auteurs », in Viatica n° 2, Philippe Antoine (dir.), Clermont-Ferrand, Presses Universitaires Blaise Pascal, Mars 2015.

Inépuisable réservoir d’informations sur les sociétés étrangères à une période donnée, les récits viatiques consignent avec précision us du quotidien, manières de tables, coutumes et costumes, état de la langue, construisant ainsi, sans en avoir toujours une conscience claire, des représentations de « l’autre ». Mais entre admiration et dépréciation, ce que la narration viatique dessine aussi, c’est l’identité de son auteur et de la société dont il est issu. Le récit offre à voir le voyageur autant que l’autochtone saisi par l’œil du baroudeur. Ainsi, l’histoire des mentalités peut se nourrir doublement des informations glanées dans la bibliothèque des Voyages. Lire la suite


« Le corps du voyageurs », in Viatica n° 1, Philippe Antoine (dir.), Clermont-Ferrand, Presses Universitaires Blaise Pascal, Mai 2014.

La littérature des voyages, dans la mesure où elle s’alimente à l’expérience, met nécessairement en scène le corps, par le biais de ces anecdotes qui montrent le voyageur aux prises avec le monde et ses habitants. C’est également par le truchement de la perception que celui qui parcourt les chemins du monde acquiert une connaissance de l’ailleurs. Une longue tradition a privilégié la vue et l’ouïe (dans une moindre mesure) en accordant à ces deux sens une place prédominante dans la représentation des territoires et mœurs étrangers. On ne saurait cependant oublier que le voyageur mange, souffre de la chaleur ou du froid, éprouve les sensations liées au mouvement de sa monture ou du navire qui l’emmènent vers de lointains horizons… La relation met en mots cette multiplicité d’informations, fréquemment combinées en agrégats, qui participent pleinement à l’appréhension des pays parcourus et font aussi la saveur du voyage. Lire la suite