Les comédies de Shakespeare à l’opéra (XIXe-XXe siècles), Publication de l’Université de Saint-Étienne, 2017, 360 p.

Gaëlle Loisel

Gaëlle Loisel et Alban Ramaut (dir.)

La dimension fantaisiste et souvent transgressive de la comédie shakespearienne représente en soi un véritable défi pour les compositeurs. La vivacité du rythme dramatique, la versatilité et le foisonnement de l’action, la variété des tons s’accommodent en effet difficilement des contraintes génériques et matérielles de l’opéra. Mais c’est précisément le caractère protéiforme de la comédie shakespearienne qui fait d’elle un espace d’expérimentation privilégié pour le musicien.

Aussi l’ouvrage s’intéresse-t-il tant à la réception du théâtre de Shakespeare à partir du XIXe siècle qu’à la difficulté que représente son passage à la scène lyrique, voire même au genre du poème symphonique. Il observe au travers de deux comédies – Much Ado about Nothing et The Merchant of Venice – la variabilité des sensibilités des compositeurs face à l’étonnante richesse des modèles. La question du mélange des registres, très tôt dénoncée par la critique, fait enfin l’objet d’enquêtes conduites à partir de cas précis, sur la gravité du genre comique shakespearien.

Publication avec le soutien du CELIS

Références

Publication de l’Université de Saint-Étienne, coll. "Musique et musicologie", 360 p.

ISBN : 978-2-86272-687-8

Prix : 22.00 €

Année de publication : janvier 2017