Publié le 6 février 2026 Mis à jour le 6 février 2026
Lieu(x)
MSH - 4 rue Ledru à Clermont-Ferrand
Responsables scientifiques : Céline Fournial, Anne-Sophie Gomez et François-Xavier Guerry
 
Mercredi 29 avril 2026, 15h-18h
 
Après deux workshops consacrés aux corpus, organisés les 1er avril 2022 et 5 avril 2023, cette table ronde de l’axe transversal « Corpus, Diachronies, Formes » du CELIS (Université Clermont Auvergne) propose d’examiner plus spécifiquement la notion centrale de ce triptyque : la diachronie. Les intervenant.e.s. seront invité.e.s à envisager leur objet d’étude habituel sur le long cours, en l’abordant dans et à partir de ses évolutions, ses inflexions et ses mutations. Il s’agira de se demander quels sont les apports, les modalités et les déclinaisons de l’approche diachronique dans le champ littéraire, en particulier, étant entendu que celle-ci ne s’avère ni monolithique, ni exclusive, et que, surtout, son bien-fondé même doit être questionné. On s’attachera ainsi à préciser ce que « penser en diachronie » signifie, à en mesurer les implications tant du point de vue analytique qu’en termes de positionnement scientifique, notamment quant à la conception même d’un objet d’étude pris dans une singulière dialectique entre continuité et instabilité. L’analyse de réalités et de catégories changeantes, non hypostasiables, et dont l’existence même doit être interrogée — qu’il s’agisse du genre, du personnage, d’un courant esthétique, d’une idée ou d’un concept —, porte en creux une réflexion nécessaire sur ce que « penser la diachronie » veut dire. Est-il possible, par exemple, de concevoir la diachronie autrement que dans la perspective de la « vieille » histoire littéraire ou du positivisme, autrement qu’en termes finalistes, en somme ? On veillera, en effet, à ne pas réduire la diachronie à une supposée quête de l’origine, entendue comme la condition sine qua non de l’appréhension d’un objet, mais, au contraire, à saisir ce dernier dans son devenir, lequel n’est ni linéaire ni univoque.